Les derniers tracts électoraux de votre liste « Vivre à Mériel » intitulés « La Vérité simplement ! » contiennent plusieurs accusations à notre encontre, parfois nominatives, qu’il convient de démasquer. Où à chaque fois il est dit que nous nous occupons seulement des lisières de forêt… Oui, nous les avons défendues, nous en sommes fiers et nous continuerons de le faire car votre programme annonce votre intention très claire d’y porter atteinte de nouveau, et sur plusieurs fronts. Mais concernant les dossiers dont, à vous lire, nous nous serions désintéressés, voici les faits.
1. Le nouveau CLSH - Centre de Loisirs Sans Hébergement
Oui nous avons voté contre ce projet. Pourquoi ?
Projet s’inscrivant dans une réorganisation catastrophique pour les enfants de la cantine scolaire (trajets bcp trop longs pour des petits)
Bétonnage du dernier espace vert en centre ville
Le comble pour les Mériellois c’est d’apprendre que malgré la construction de ce nouveau Centre de Loisir sans hébergement, ils n’ont pas prévu de le faire fonctionner pendant le mois d’ août de cette année.
Voici ce que nous écrivions dans le Bulletin Municipal en mai 2006
Tribune Libre Mériel Demain (désormais, Mériel pour tous)
L’avenir de nos enfants bétonné !
Pendant la campagne électorale des municipales en 2001, une de nos préoccupations était l’accueil pré et post-scolaire, et l’adaptation de nos écoles primaires et maternelles pour que nos enfants puissent tous, le cas échéant, manger à la cantine ; les services existants, notamment pour la jeunesse, ne correspondaient pas aux attentes des Mériellois.
Ces questions, trop longtemps mises de coté par la majorité municipale, ont fini par être prises en compte dans leur programme. Mais, fidèle à un mode de fonctionnement et de décision qui lui est propre, la majorité municipale n’a fait qu’exposer ses projets, sans tenir compte des propositions des habitants.
Les parents d’élèves avaient, par exemple, monté un dossier permettant aux enfants de pouvoir manger sur leur groupe scolaire, et d’aménager l’école du centre pour qu’elle serve de Centre de Loisirs Sans Hébergement pendant les vacances scolaires. Cela aurait évité de construire de nouveaux bâtiments qui vont prochainement envahir l’espace vert en face de l’ Espace Rive Gauche.
2. Zone d’activités dans le Bois des Garennes
Oui nous avons fait annuler ce projet de ZA dans le Bois des Garennes. Pourquoi ?
projet ne respectant pas la bande de 50m de lisière d’un bois de plus de 100ha (SDRIF)
projet géographiquement incompatible avec la proximité d’un collège et gymnase (mêmes accès)
projet qui réduit un peu plus l’emprise de l’environnement dans la commune
Effectivement les Mériellois ont payé l’acharnement de votre équipe qui n’a jamais voulu nous écouter. En attendant , voici des frais d’avocats pour cette affaire, où l’on voit que vous étiez en conflit avec le propriétaire, les associations de protection de l’environnement. Alors qui a dilapidé l’argent des contribuables ?
Les chiffres ci dessous sont ceux donnés par Monsieur le Maire au début des conseils municipaux (les dates correspondent aux dates des CM)
Septembre 2002 : 2552,61 euros versés à la SCP d’avocats Charles Sirat-Jean-Paul Gilli, pour règlement des ses honoraires à la suite de son intervention pour la commune dans le cadre de l’action engagée contre une autorisation de défrichement du 21 septembre 1998 par l’association des Amis de la Terre devant le tribunal Administratif de Versailles.
Juillet 2003 : 4544,80 euros versés à la SCP d’Avocats Sirat-Gilli pour la défense de la commune de Mériel, relative au contentieux Affaire Mériel/consorts Saint-Yrian.
Juillet 2003 : 8897,36 euros versés à la SCP d’Avocats Sirat-Gilli pour la défense de la commune de Mériel devant la juridiction de l’expropriation du département du Val-d’Oise, relative au contentieux Affaire Mériel/consorts Saint-Yrian.
Juillet 2003 : 484,02 euros versés à la SCP d’Avocats Sirat-Gilli concernant divers frais exposés à la suite des différentes interventions dans le cadre de l’affaire Mériel/consorts Saint-Yrian.
Juillet 2003 : 6817,20 euros versés à la SCP d’Avocats Sirat-Gilli pour la défense de la commune de Mériel, relative au contentieux Affaire Mériel contre Monsieur De Smet et l’Association des Amis de la Terre.
Septembre 2004 : 10046,40 euros versés à la SCP d’avocats Charles Sirat-jean-Paul Gilli, pour règlement des ses honoraires pour la défense à l’action engagée devant le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise par Monsieur De Smet contre l’arrêté préfectoral du 9 novembre 2000 déclarant d’utilité publique l’acquisition et l’aménagement de terrain en vue de la création d’une zone artisanale.
Septembre 2004 : 7746,12 euros versés à la SCP d’avocats Charles Sirat-jean-Paul Gilli, pour règlement des ses honoraires pour la procédure d’appel devant la Chambre des Expropriations de la cour d’appel de Versailles.
Septembre 2004 : 4558,23 euros versés à Maître Charles Choucroy en règlement de ses honoraires pour l’affaire Commune de Mériel contre Consorts St Yrian.
Juin 2005 : 3558 euros versés à la SCP à Maître Charles Sirat-Jean pour règlement des ses honoraires pour l’affaire Société d’Economie Mixte d’Aménagement du Val-d’Oise-commune de Mériel contre l’Association Pour la Sauvegarde et l’Amélioration de la Qualité de Vie à Mériel et l’Association des Amis de la Terre (permis de lotir).
Octobre 2006 : 4305,60 euros versés à la SCP d’Avocats Sirat-Gilli pour le versement d’honoraires dans l’Affaire Mériel/consorts Saint-Yrian.
3. Le logement social
Qui peut croire sérieusement qu’en tant que représentants de la liste de gauche au conseil municipal nous aurions pu laisser tomber ce dossier crucial !
nous sommes intervenus systématiquement en réunion de CM pour rappeler à l’équipe majoritaire leurs obligations dans ce domaine
les jeunes dont parle ce tract mensonger ont travaillé avec nos colistiers communistes sur une pétition réclamant plus de logements sociaux ; aujourd’hui une de ces jeunes, figure même sur notre liste !
Voici ce que nous écrivions dans le Bulletin Municipal en mai 2005
Fractures urbaines, tous concernés !
Pendant que la crise du logement bat son plein en Ile de France, avec les cités en effervescence, le recours trop systématique à des logements insalubres pour les plus démunis, les drames vécus cet été à Paris, la ville de Mériel continue sa politique de « maitrise du foncier » si chère au maire.
Au nom de ce beau principe, Mériel, une des lanternes rouges du Val d’Oise dans ce domaine, dispose en tout et pour tout aujourd’hui d’environ 4% de logements sociaux et d’un parc de logements locatifs tout à fait insuffisant.
La « maîtrise » en question, s’inscrivant dans le contexte actuel de spirale spéculative foncière, méprise aussi bien les lois protégeant l’environnement que la Loi dite SRU/ Solidarité et Rénovation Urbaine dont le Président de la République lui-même a rappelé tout récemment l’importance !
Pour mémoire : chaque collectivité doit viser une offre à terme de 20% de logements sociaux, d’où un déficit à Mériel d’environ 250 logements, et des pénalités en perspective.
Ainsi des immeubles proposant des appartements à des prix inabordables pour un ménage moyen, vont encore émerger dans le centre ville, aggravant ce déficit.
Or on constate aujourd’hui que des politiques foncières consistant à créer des enclaves de privilèges jouxtant des zones délaissées ne sont en fait dans l’intérêt de personne, si on souhaite une société harmonieuse, parce que diverse et plurielle, à l’opposé du modèle américain.
Inverser cette tendance à Mériel va être long et coûteux, mais doit être un des objectifs prioritaires de la prochaine équipe municipale, si on veut que notre « village » assume pleinement sa place dans le Val d’Oise.
Mme Joan Fenet, M. Sylvain De Smet, Conseillers municipaux d’opposition
La campagne ne fait que commencer, et votre équipe de « Vivre à Mériel » déforme déjà les faits, en nous attribuant des propos que nous n’avons jamais tenus, cherchant à nous faire porter le poids des turpitudes de son propre camp ! Qui est « indélicat » en l’occurrence ?
Nous déplorons ce comportement, que seule la panique devant la perspective de perdre les futures élections peut expliquer. Nous remercions les Mériellois de ne pas être dupes faces à ces discours malhonnêtes.
Nous espérons que la suite de la campagne permettra l’expression de divergence d’idées, source de richesse potentielle en démocratie, sans chercher à traîner dans la boue ses adversaires. Ce n’est pas notre conception de l’action politique.
Merci de nous avoir lu et rendez-vous le 9 et 16 mars prochains.
Cordialement,
Mme Joan Fenet et Mr Sylvain De Smet
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