Vous trouverez également un extrait du courrier de la préfecture du Val-d’Oise du 23 octobre 1997 rappelant au maire de Mériel la protection des lisières des massifs forestiers de plus de 100 hectares, ce qui est le cas du bois des Garennes, et donc l’impossibilité d’y installer une zone d’activités…. Ni ce courrier, ni l’incompatibilité évidente du site n’a découragé les projets de l’équipe municipale, qui a tout fait parla suite pour contourner la proscription de toute urbanisation nouvelle à moins de 50 mètres des lisières du bois, en essayant de faire croire qu’il s’agissait d’un site urbain constitué…
Tant de temps perdu, d’argent dépensé, pour tenter d’imposer un projet qui aurait dû être définitivement abandonné il y a bientôt 10 ans….
En espérant vous éclairer sur ce dossier complexe, nous sommes à votre disposition pour tout renseignement complémentaire. Notre Collectif se réunit dans les jours qui précèdent chaque réunion du Conseil Municipal.
Mériel, le 21 juin 2006 Monsieur le Maire
Depuis quelque temps vous usez de vos prérogatives d’élu pour régler vos comptes politiques avec nous à travers les colonnes du bulletin municipal et dernièrement dans le Bulletin de l’Union des Maires du Val d’Oise. Ce procédé nous a valu censure, accusations mensongères et procès d’intention diffamatoires. Cela vous déshonore et surtout déshonore votre fonction. Même des électeurs vous ayant soutenu dans le temps nous ont spontanément exprimé leur désarroi et leur soutien.
Par cette lettre ouverte nous souhaitons rectifier la présentation que vous faîtes de notre action, et en informer les Mériellois
Votre attitude de plus en plus agressive à notre égard provient sans doute du fait que le tribunal administratif, saisi successivement par S. De Smet, Les Amis de la Terre Val d’Oise et l’Association pour la Protection et la Sauvegarde de Mériel (APSAQVM), et non par Joan Fenet ni par Les Verts comme vous l’affirmez, a bloqué votre projet le plus contestable, à savoir la création d’une zone artisanale dans le Bois des Garennes et sur sa lisière protégée.
Nous vous avions pourtant maintes fois mis en garde depuis plusieurs années contre l’illégalité de ce projet, et exprimé notre opposition fondamentale et notre détermination à le combattre si besoin, dans le souci de protéger l’environnement fragile de ce bois par le respect du Schéma Directeur de la Région Ile de France (SDRIF) concernant les lisières d’un bois de plus de 100 hectares.
Le projet de zone d’activités était censé vous permettre d’y installer notamment une entreprise de transports et de terrassement, que vous aviez pourtant personnellement autorisée à s’installer rue du Port, et dont la présence aujourd’hui contrarie vos projets immobiliers au centre ville. Cette situation de blocage était prévisible, seulement vous n’avez jamais cru que le tribunal administratif vous condamnerait, en annulant d’abord les expropriations (annulation de la Déclaration d’Utilité Publique le 7 juillet 2004), ensuite le défrichement (annulation du permis préfectoral de défrichement du 05 novembre 2003) et plus récemment encore la délibération du Conseil municipal N°8 du 27 mars 2003 et du permis de lotir que vous aviez accordé à la Société d’Economie Mixte et d’Aménagement du Val d’Oise (SEMAVO) le 17 novembre 2003 (jugement du 24 janvier 2006). Vous avez engagé des sommes considérables d’argent public pour défendre vos projets, sans succès et votre frustration vous a même amené à des incitations à la désobéissance civile, étonnantes de la part d’un élu de la république (cf. votre éditorial dans le Bulletin Municipal de fin d’année 05). Bref, vous outrepassez largement vos fonctions.
De plus, vous nous accusez de faire opposition systématiquement à tous vos projets de construction sur la commune, mais où sont vos preuves ? Car, vu l’utilité publique évidente, nous n’avons pas attaqué les différentes constructions illégales situées pourtant dans la lisière du même bois des Garennes (dont le collège, et le gymnase attenant). Peut-être avons-nous eu tort de fermer les yeux, car aujourd’hui vous osez invoquer un « site urbain constitué » pour justifier l’emplacement d’une zone d’activités contiguë !
Mais vous ne vous arrêtez pas là : vous allez jusqu’à nous accuser d’avoir compromis votre « projet » de construction de logements sociaux, accusation absurde et peu crédible pour qui se souvient de la dernière campagne municipale ! En réalité vous attendez impatiemment de pouvoir créer encore des immeubles de standing au centre ville, et vous annoncez triomphalement le bétonnage du dernier espace vert au centre ville pour un nouveau Centre de Loisirs Sans Hébergement (CLSH) et cantine scolaire, ainsi qu’un lotissement de plusieurs centaines de maisons dont une partie dans la même lisière le long du chemin de la Faisanderie (lotissement des Garennes).
Trop c’est trop !
Les Mériellois ne demandent pas tant !
Beaucoup préféreraient par exemple que vous appliquiez les prescriptions de la loi SRU qui vous oblige à prévoir un quota de 20% de logements sociaux, au lieu des misérables 4% dont on dispose aujourd’hui. De plus les emplacements choisis pour vos différents projets d’urbanisme, parfois démesurés pour une petite commune, ne correspondent pas à une utilisation optimum des espaces disponibles et ne respectent guère le caractère « villageois » de notre ville.
Quant à votre accusation dans le dernier Bulletin municipal, que notre action pourrait compromettre le statut des 22ha. de bois acquis par la commune, dont vous avez l’outrecuidance de souligner la fragilité dans le même bulletin, nous vous rappelons que dès septembre 2004 nous vous avions suggéré de procéder à une nouvelle D.U.P. pour permettre par des expropriations l’acquisition définitive de ces 22 ha., ainsi que des terrains contestés sur lesquels vous avez construit le gymnase et les accès au collège. Mais vous n’avez rien retenu de notre proposition !
Aujourd’hui vous tentez de limiter notre action et notre accès à l’information, vous censurez nos écrits dans le bulletin municipal, vous abusez de votre pouvoir considérable pour désinformer vos administrés et vos collègues en essayant de nous faire porter la responsabilité de vos propres erreurs.
Ce sont là des pratiques qui ne correspondent pas à notre façon de faire la politique ; nous pensons qu’il est sain qu’il y ait un débat démocratique et transparent sur les projets collectifs, avec confrontation d’idées sur les orientations et les options possibles de l’action. Mais, habitué depuis trop longtemps à exercer le pouvoir à votre guise, vous ne supportez pas d’opposition. Faut-il vous rappeler que vous pourriez faire preuve de plus d’humilité, car votre victoire, certes incontestable, aux dernières municipales n’a été obtenue que grâce aux divisions entre vos adversaires, bien plus nombreux que vos supporters…...
Vous avez annoncé publiquement que vous ne vous présenteriez pas aux prochaines élections municipales qui se tiendront en 2008, et nous ne pouvons que nous féliciter de cette décision. Mais apparemment ceci ne vous empêche pas de faire déjà campagne contre nous ! Nous espérons néanmoins que cette échéance importante pourra être cette fois-ci l’occasion d’un vrai débat citoyen autour des choix sociaux, politiques et environnementaux, qui détermineront l’avenir de notre commune et de notre cadre de vie.
Recevez, Monsieur le Maire, nos salutations distinguées, et l’expression de notre opposition démocratique et légitime.
Joan Fenet & Sylvain De Smet, conseillers municipaux d’opposition élus du collectif de gauche Mériel Demain
IL RESTE MOINS DE 2 ANS DE MANDAT A M. RIGOLLET ET A SON EQUIPE POUR RATTRAPER LEURS ERREURS.
TOUT RISQUE DE S’ACCELERER DANS LES MOIS QUI VIENNENT !
RESTONS VIGILANTS !
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