Au nom de ce beau principe, Mériel, une des lanternes rouges du Val d’Oise dans ce domaine, dispose en tout et pour tout aujourd’hui d’environ 4% de logements sociaux et d’un parc de logements locatifs tout à fait insuffisant.
La « maîtrise » en question, s’inscrivant dans le contexte actuel de spirale spéculative foncière, méprise aussi bien les lois protégeant l’environnement que la Loi dite SRU/ Solidarité et Rénovation Urbaine dont le Président de la République lui-même a rappelé tout récemment l’importance !
Pour mémoire : chaque collectivité doit viser une offre à terme de 20% de logements sociaux, d’où un déficit à Mériel d’environ 250 logements, et des pénalités en perspective. Ainsi des immeubles proposant des appartements à des prix inabordables pour un ménage moyen, vont encore émerger dans le centre ville, aggravant ce déficit.
Or on constate aujourd’hui que des politiques foncières consistant à créer des enclaves de privilèges jouxtant des zones délaissées ne sont en fait dans l’intérêt de personne, si on souhaite une société harmonieuse, parce que diverse et plurielle, à l’opposé du modèle américain.
Inverser cette tendance à Mériel va être long et coûteux, mais doit être un des objectifs prioritaires de la prochaine équipe municipale, si on veut que notre « village » assume pleinement sa place dans le Val d’Oise.
Mme Joan Fenet & M. Sylvain De Smet, conseillers municipaux d’opposition
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